dimanche 20 décembre 2009

Gorlo le rustique


"Du genre qui marque pas les esprits". C’est lui-même qui se définit ainsi. Modeste, le bonhomme. Les pieds bien sur terre, en tout cas. Ce qui défrise un peu les Rêveurs qui le fréquentent. Mais bon, on se refait pas. Taciturne et un peu bougon, Gorlo est souvent plongé dans ses réflexions, mais sur le qui-vive en un instant quand le besoin s'en fait sentir. Prêt à donner sa vie pour ses compagnons (il a failli le faire plusieurs fois d'ailleurs, de belles cicatrices dont une sur le visage, en témoignent). "Père" adoptif, durant quelques mois, de Grignouf (le kilkot) il fut très investi de cette responsabilité, peut-être encore plus lorsque la petite bête a cru reconnaître en Flirguboll son ancien maître. Bon combattant, un peu bourru et rustique, mais "tout le monde se sent un peu bourru et rustique devant la personnalité exubérante mais appréciable de Sand" dirait Gorlo lui-même. Timide, doux et constamment surpris devant les réactions des personnalités féminines, en particulier l'étrange et inaccessible Gaïa. Lourdement peiné après la disparition de Boriglur, mais rasséréné et empli d'une vérité nouvelle (ou plutôt d'une confirmation de légende ou de soupçon) après l'apparition de sa nouvelle incarnation. Haut-rêvant plus par "nécessité" ou plutôt par désir pragmatique d'explorer cet aspect du rêve que par penchant personnel.


Aujourd’hui, après moultes aventures aux côtés de ses compagnons, Gorlo a trouvé le terme de son voyage : un joli terme, assez bien foutu, blonde aux yeux bleus pour ainsi dire. Le voyageur rustique a quitté les routes et les paillasses inconfortables pour un lit à plumes, moelleux, bien que parsemé de poils de chats. Il est devenu le beau-fils du président de la Cité de Shamatoo.







lundi 14 décembre 2009

Sérénade, un petit tour et puis s'en va



Je poursuis ma rétrospective des différents personnages qui ont fait partie de la Compagnie du Rêve. Avec, aujourd'hui, Sérénade, qui a été interprété par Albert lors du premier scénario joué par le groupe, "Les Harpes d’Ocrelune". Ca ne nous rajeunit pas...

La Compagnie du Rêve n’aura eu de Sérénade qu’un petit aperçu : tout juste a-t-il suivi, quelques jours durant, le tout jeune groupe de voyageurs.
Sérénade, Gorlo, Sand, Boriglur et Gaïa se sont véritablement rencontrés dans les landes d’Ocrelune, un pays gorgé de pluie et de rancoeur. Sérénade était un voyageur comme les autres, mais avant tout un musicien confirmé – ce qui plaît aux dames. Mais hélas affublé d’un physique plutôt disgracieux, ce qui, malgré des légendes tenaces, sied beaucoup moins à la gente féminine. Ajoutez à cela un sacré mauvais caractère (Pour le docte Poulpalax le Ouateux, ces deux traits caractéristiques constituent bien souvent les deux faces d’une même pièce. Mais ceci est un autre débat).
Après quelques grognes orageuses entre le village d’Ocrelune et la ville côtière d’Alsimande, Sérénade a décidé de quitter définitivement la Compagnie du Rêve – alors que l’aventure n’était même pas arrivée à son terme : il n’a pas apprécié que Sand lui chipe le grimoire des vieux hauts-rêvants, en pleine nuit, alors qu’il rêvait à poings fermés…
Alors que nos voyageurs campaient dans un antique sous-terrain, mythique royaume des Gnomes Berriwen, Sérénade a pris ses cliques sans prendre de claque, et s’est enfoncé dans les corridors obscurs des bas-fonds d’Alsimande. Les autres ne l’ont jamais revu.

vendredi 4 décembre 2009

Teasing


Courte digression en passant, juste pour publier un dessin qui m'est retombé sous le nez il y a pas longtemps: un teasing d'une campagne, lancé sur les mails de mes joueurs un peu avant la partie...

mardi 1 décembre 2009

Sexe, mensonges et idéaux

Je poursuis la présentation des personnages emblématiques de la Compagnie du Rêve. Après Gaïa, voici Sand, interprété par Stephan.


A la fois attachant et insupportable, mais aussi (attention accrochez-vous) bretteur, mythomane, poète, vaniteux, espiègle, rigolard, amateur de femmes et de vin précieux, tricheur, comédien, voleur, le bonhomme ne laissait pas indifférent. Après avoir traversé maintes aventures - une dizaine de campagnes au bas mot - Sand a trouvé la mort, le ventre déchiré par des goules... Paix à ses âmes multiples. Quelques images de notre ami, au look changeant selon les saisons (il perdit, lors de ses dernières pérégrinations, sa belle chevelure, rançon bien coûteuse en échange d'un service de Kanaillou facétieux...)





En bonus, la présentation de Sand par Stephan:
"Le Baron Sand de Rochemont, alias Sand Sabre-Vif le Capitaine corsaire de l’Archipel des Huit Dragons, alias Sand EdonWriss de la Maison marchande du même nom, alias Professeur Sand Hyerophagus du département d’Onirisme de l’Université de Myskatonix, alias Sand SouffleMort Maître-Assassin de la Guilde des Lames Noires, alias Sand Muad’Dib Prophète des Sables, est né Sand le galeux dans le quartier des quais de la ville de Emehob…. Dernier-né d’une famille de huit enfants, père docker et alcoolique, sa mère meurt en couche en mettant au monde cet enfant au physique maladif. Il garde un souvenir vague de cette enfance glauque, où il fait déjà preuve d’une imagination débordante, s’inventant milles vies pour échapper à la sienne. Adolescent rejeté pour sa faiblesse et son apparence physique, il le rend bien en méprisant ce milieu abruti par le travail, l’alcool et sans imaginaire. Ses premiers pas en dehors se font très tôt. Remarqué par une bande de voleurs pour son agilité, il devient Sand le Singe. Il quitte le domicile familial sans regret, et personne ne s’en aperçoit. Il s’épanouit dans la bande de voleurs mais bientôt il s’ennuie. Il trouve que les malandrins ne vivent que pour l’argent, et ça l’inspire guère. Lui, c’est la prise de risque qui l’inspire et vu qu’il met la bande en danger avec ses coups de plus en plus audacieux, il s’en fait chasser. Peu importe, Sand ne tient pas en place et il se sent attiré par le milieu artistique. Son empathie naturelle lui confère des dons de séduction et de comédie, dons qu’il cultive et il s’intègre facilement dans le quartier bohème. Dans une troupe de théâtre avant-gardiste, il joue les seconds rôles, arrondissant les fins de mois avec le pickpocket et son talent au jeu. Vie bohème, beuveries, drogues, aventures féminines, Sand MasqueFeuillu s’enivre de cette vie. Mais rapidement, la routine, il s’ennuie… Il décide de goûter à une autre vie, à d’autres plaisirs. Son expérience parmi les acteurs et ses dons naturels pour la mythomanie lui permettent une autre mystification : il devient le Baron Sand de Rochemont, rendant visite à ses cousins d’Emehob. Une vie de fastes s’ouvre à lui et il devient un parfait courtisan, s’amusant dans les jeux de pouvoir, de séduction et dans la débauche de luxe. Il parvient même à mettre la duchesse dans son lit. Bien évidemment, il se lasse de cette vie et heureusement pour lui, sa chance phénoménale intervint en sa faveur. Surpris dans le lit de la dame par un duc furibard, celui-ci appelle sa garde, les rapières sont tirées, Sand se retrouve sur la fenêtre de la plus haute tour du donjon, débordé, il préfère sauter et plutôt que de se noyer dans les douves, il traverse une déchirure de rêve et se réveille auprès d’une charmante demoiselle aux cheveux verts…"

Le dernier combat de Sand...



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