"Du genre qui marque pas les esprits". C’est lui-même qui se définit ainsi. Modeste, le bonhomme. Les pieds bien sur terre, en tout cas. Ce qui défrise un peu les Rêveurs qui le fréquentent. Mais bon, on se refait pas. Taciturne et un peu bougon, Gorlo est souvent plongé dans ses réflexions, mais sur le qui-vive en un instant quand le besoin s'en fait sentir. Prêt à donner sa vie pour ses compagnons (il a failli le faire plusieurs fois d'ailleurs, de belles cicatrices dont une sur le visage, en témoignent). "Père" adoptif, durant quelques mois, de Grignouf (le kilkot) il fut très investi de cette responsabilité, peut-être encore plus lorsque la petite bête a cru reconnaître en Flirguboll son ancien maître. Bon combattant, un peu bourru et rustique, mais "tout le monde se sent un peu bourru et rustique devant la personnalité exubérante mais appréciable de Sand" dirait Gorlo lui-même. Timide, doux et constamment surpris devant les réactions des personnalités féminines, en particulier l'étrange et inaccessible Gaïa. Lourdement peiné après la disparition de Boriglur, mais rasséréné et empli d'une vérité nouvelle (ou plutôt d'une confirmation de légende ou de soupçon) après l'apparition de sa nouvelle incarnation. Haut-rêvant plus par "nécessité" ou plutôt par désir pragmatique d'explorer cet aspect du rêve que par penchant personnel. Aujourd’hui, après moultes aventures aux côtés de ses compagnons, Gorlo a trouvé le terme de son voyage : un joli terme, assez bien foutu, blonde aux yeux bleus pour ainsi dire. Le voyageur rustique a quitté les routes et les paillasses inconfortables pour un lit à plumes, moelleux, bien que parsemé de poils de chats. Il est devenu le beau-fils du président de la Cité de Shamatoo.






