mardi 22 mars 2011

Techniques de peinture

Quelle technique de peinture choisir pour une illustration?
Question pas évidente, en ce qui me concerne j'avance à tâtons depuis quelques années. J'essaye, dans tous les sens... Comme je l'ai déjà signalé ici, je n'ai jamais pris un cours de dessin ni de peinture, et j'avoue que ce manque de formation me manque désormais cruellement: peut-être aurais-je pu déjà déterminer une technique qui me plaise davantage? OK, ce n'est pas encore trop tard mais j'ai bien du mal à me dégager du temps libre pour rattraper ce retard... Voici en tous cas quelques techniques que j'utilise.

Encres de couleur
Je me suis jeté dans le bain de la couleur avec les encres. Les premières que j'utilisais étaient de marque Rotring, dans la gamme "artistcolor". Je crois qu'elles n'existent plus sur le marché. Les plus récentes que j'ai acquises sont estampillées "Magic Color". Mais je trouve que les pigments sont moins impressionnants.  Ce sont des matières liquides acryliques, très fluides, comme l'aquarelle. On commence par les couches claires, et on fonce petit à petit par dessus. C'est une technique intéressante, d'autant que j'aime qu'il y ait une part de hasard dans mes créations. Du fait de leur fluidité, ces encres permettent des mélanges parfois inédits et à peine contrôlés. Le temps de séchage est très rapide. 

Acrylique
Les encres, c'est bien, mais parfois on veut avoir davantage de maîtrise sur ses illustrations. Je suis passé donc à l'acrylique, il y a trois, quatre ans, après avoir hanté pas mal de blogs et de forums internet (mention spéciale au site Vincent Dutrait). J'utilise une gamme Liquitex qui me convient plutôt. La technique est différente: je pars plutôt de teintes foncées, et j'éclaircis par dessus progressivement. Autant dire que j'étais un peu désarçonné au départ.
Plus épaisse, l'acrylique permet de donner plus de volume et de densité aux illustrations.



Colorisation numérique
J'utilise Photoshop depuis pas mal d'années maintenant. Là encore, aucune formation, seulement le web et quelques magazines achetés ici ou là, du coup cela rend la progression plutôt fastidieuse. Ce logiciel est d'une puissance prodigieuse, et il faut bien reconnaître qu'il révolutionne l'art graphique. Son grand atout: la vitesse. En un clic, on obtient un aplat ou un dégradé parfait. Autre outil magique: l'historique, qui permet de revenir en arrière, ou les calques, qui permettent de jongler avec telle ou telle variante. Pour les illustrations de commande, j'avoue privilégier ce type de colorisation: les modifications sont plus aisées. L'aspect négatif: l'absence de ressenti du pinceau sur le papier, la spontanéité légèrement amoindrie, le rendu final qui reste assez froid, c'est aussi bête que ça... Bon, ok, ça ne tâche pas non plus :).

L'huile
Bon ben voilà, je commence à tester l'huile. Cette technique est vantée un peu partout où je me renseigne, la plupart des illustrateurs qui me font tomber sur le cul l'emploient... Donc il fallait bien s'y mettre un jour. Là, il faut bien reconnaître qu'il est un peu tôt pour en parler: j'ai entamé la peinture hier, et j'en suis qu'à la sous-couche... La première impression qui me vient est l'extrême lenteur de réalisation, car les temps de séchage sont inimaginablement longs! Je dois reconnaître que cet aspect me rebute un peu quand même, je suis habitué à aller assez vite sur mes illustrations. Bref, quand j'aurai quelque chose à vous montrer (d'ici cinq ans?) on en reparlera :)


2 commentaires:

  1. Intéressantes réflexions.

    Pour ma part, j'ai tendance à associer medium et format. Je trouve que l'aquarelle ou l'encre sont bien adaptée pour des petits formats (A3 maximum). Au-delà, je pense que l'acrylique est plus intéressante. L'huile, sait pas, jamais essayé, mais ça me semble aussi adapté aux grands formats.

    Et mixer ? As-tu essayé ? j'en suis au stade : une couche de graphite, puis une couche d'aquarelle, puis du crayons de couleurs et éventuellement un peu de gouache.
    Idem pour l'acrylique, sur lequel j'ai pu repasser avec crayon de couleur et aquarelle.
    En fait, au bout d'un moment, peu importe le medium, tout est bon à prendre pour obtenir le résultat qu'on souhaite.

    Pour le numérique, je suis d'accord, c'est bien pratique pour les commandes où on ne sait pas trop où on va ;-)

    RépondreSupprimer
  2. Bien sûr, le mixage de techniques revient souvent: notamment le scan de peintures traditionnelles retouché ensuite au numérique. D'ailleurs, l'exemple pour les "encres" que j'ai mis sur ce post n'était pas très judicieux, dans le sens où l'illustration a été pas mal reprise avec Photoshop (la peau du personnage au premier plan)!!

    RépondreSupprimer

Rechercher dans ce blog

Chargement...